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Couloir d'un hôpital
Divers

Impact du traitement d’air sur les infections nosocomiales en milieu hospitalier

Les infections nosocomiales sont un enjeu majeur de santé publique dans les établissements hospitaliers.Il s’agit d’infections survenant au cours ou au décours d’une prise en charge et qui n’étaient ni présentes ni en incubation au début de celle-ci avec un allongement des durées d’hospitalisation et un risque accru de morbidité. Il faut ajouter à cela une augmentation non négligeable des coûts de prise en charge. Dans ce contexte, la maîtrise de l’environnement hospitalier est un levier essentiel de prévention. C’est à ce niveau que la qualité de l’air intérieur joue un rôle important dans la gestion du risque infectieux.

Dans certaines zones à environnement maîtrisé, telles que les blocs opératoires, les services de réanimation ou les secteurs protégés d’hématologie, la maîtrise de la contamination aéroportée constitue un élément important de la gestion du risque. Dans ces environnements, la maîtrise de la contamination aéroportée est une exigence technique structurante. Le traitement d’air participe directement à cette maîtrise en assurant la régulation des flux, la filtration des particules et le maintien de conditions stables. L’objectif est de maîtriser la contamination aéroportée et de limiter la concentration de contaminants dans les zones où l’analyse de risque le nécessite.

Comment l’air peut-il contribuer à la transmission des infections ?

La transmission par l’air constitue l’un des mécanismes possibles de propagation des agents pathogènes en milieu hospitalier. Dans un établissement de santé, l’air peut constituer un vecteur de contamination. La maîtrise de la contamination aéroportée vise notamment à contrôler les particules et micro-organismes présents dans l’air des zones à environnement maîtrisé. Elles peuvent également se déposer sur des surfaces sensibles.

Les conditions de ventilation, de filtration et de diffusion de l’air participent à la maîtrise de la concentration des contaminants aéroportés. Un renouvellement d’air insuffisant ou une filtration inadaptée favorise l’accumulation de contaminants dans l’environnement.

Les installations de traitement d’air participent ainsi à la maîtrise de plusieurs paramètres : propreté particulaire, filtration, régimes d’écoulement, pressions différentielles ainsi que, selon les besoins de l’activité, température et humidité.

Quel rôle joue le traitement d’air dans la prévention des infections ?

Les systèmes de traitement d’air hospitaliers sont conçus pour assurer une maîtrise rigoureuse de la qualité de l’air. Leur fonctionnement repose sur quatre grands mécanismes complémentaires.

  1. La filtration permet de réduire la concentration de particules véhiculées par l’air, avec des niveaux d’efficacité adaptés aux performances recherchées.
  2. Le renouvellement d’air représente le second levier essentiel car il augmente le taux de dilution des contaminants en réduisant la concentration globale de particules présentes dans un local.
  3. L’organisation des flux d’air complète ce dispositif avec par exemple la mise en place des flux unidirectionnels ou des systèmes de soufflage plafonnier afin de diriger les particules vers les zones d’extraction.
  4. Enfin, la gestion des pressions différentielles permet de maîtriser les transferts d’air entre différentes zones. Selon l’analyse de risque, une zone peut être maintenue en surpression pour la protéger de son environnement ou en dépression afin de limiter la dispersion de contaminants vers les locaux adjacents.

Ces principes s’inscrivent dans un cadre normatif et technique précis. En France, la NF S 90-351 définit des exigences relatives à la maîtrise de la contamination aéroportée dans les zones à environnement maîtrisé des établissements de santé. Elle s’appuie notamment sur la série NF EN ISO 14644, dont la partie 1 définit la classification de la propreté particulaire de l’air.

Une approche globale de la maîtrise du risque infectieux

Il convient toutefois de rappeler que le traitement d’air ne constitue pas, à lui seul, une solution de prévention des infections nosocomiales. Il s’intègre dans une démarche globale de maîtrise du risque associant notamment l’hygiène hospitalière, l’organisation des flux de personnes et de matériel, le nettoyage et la désinfection, la surveillance de l’environnement ainsi que la maintenance des installations.

Dans cette approche, la conception, le dimensionnement, la qualification et la maintenance des installations de traitement d’air contribuent à la maîtrise de la contamination aéroportée dans les zones à environnement maîtrisé. Chez A2I, nos solutions de traitement d’air sont conçues pour répondre aux performances aérauliques définies pour chaque projet et accompagner la maîtrise des environnements de soins.

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